SÉPULTURES NÉOLITHIQUES
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Quelques savants archéologues parmi lesquels nous citerons M. leD r J. Heierli, à Zurich , secrétaire général de la Société préhistoriquesuisse, M. David Viollier, conservateur du Musée national suisse , àZurich (section préhistorique) et M. Joseph Déchelette , conservateur duMusée de Roanne (France ), paraissent considérer les sépultures deChamblandes comme étant plus récentes et se rapportant à la deuxièmemoitié de la période néolithique ou à la fin de cette période. M. Déche-lette écrit à ce sujet :
« Il nous semble que rien n’autorise à reporter les coffres en pierreset particulièrement ceux de Chamblandes à une phase reculée de l'épo-que néolithique. Ils n’ont jamais livré un seul instrument proprementcampignien ; par contre, on y rencontre des instruments de pierre polie,notamment en Bretagne . A Chamblandes même, on a recueilli un beaumarteau perforé en serpentine. Nous retrouverons en Suisse les coffresen pierre, à l’Age du bronze , et nous en reparlerons notamment à pro-pos de la célèbre sépulture d’Auvernier . D’autre part, les coffres de laScandinavie se classent à la fin de l’Age de la pierre et à la période detransition de cet Age à l'Age du bronze .
Dans les régions égéennes (Archipel, Grèce continentale), ces mê-mes sépultures dominent à l’époque prémycénienne, c’est-à-dire lors del'apparition du cuivre et du bronze. On peut constater par la descrip-tion suivante, empruntée à M. Blinkenberg, qu’elles ressemblent entout point aux tombes occidentales : Ces sépultures, placées à peu deprofondeur sous la surface du sol, ne sont marquées par aucun signeextérieur. Les plus soigneusement construites sont à peu près quadrila-térales ; elles ont à peu près un mètre de long et autant de large ; laprofondeur varie de cinquante centimètres à un mètre soixante centimè-tres. Les quatre côtés ainsi que le fond et la couverture sont formés desix dalles. Les sépultures moins soignées ont une forme plus irrégulière,oblongue ou triangulaire. Des dimensions indiquées, il résulte que lecadavre ne peut avoir été étendu dans le tombeau ; il était probablementplacé sur son séant, rite funéraire dont il y a des exemples pour destemps beaucoup plus récents. A Oliaros, où Bent fouilla environ qua-rante tombeaux, il trouvait souvent ensemble deux, trois ou quatresquelettes . 1 »
la Suisse occidentale, ceux de Concise et de Chevroux en particulier. En effet, ces Palafittes ontlivré en très grande quantité des coquilles marines, des dents percées à la racine pour être sus-pendues, des anneaux en pierre jouant le rôle de bracelets, des défenses de Sanglier percées dedeux trous à chaque extrémité, des pendeloques de matières diverses telles que des os, des frag-ments de bois de Cerf polis et perforés, des pierres percées, des cailloux noirs et brillants, desperles de diverses natures portées en collier, des fragments d’ocre jaune et d’ocre rouge, etc.
« Archéologie préhistorique , T. I, p. 464-465.