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« infiniment, et si la chape ou relique de saint Mar-« tin se portait avec vénération, cette vénération« s’étendait sur la bannière d’accompagnement de« cette chape » (1).
Le fait que la principale relique de saint Martinfut un manteau justifie l’emploi qui en fut fait commebannière ; malgré l’opinion récemment exprimée que(( ce manteau, porté au bout d’une pique, ne laisse« pas de paraître étrange » (2). Un exemple analogueest fourni par l’histoire de la Perse, dont la bannièrenationale a été le tablier.de cuir du forgeron Kaveh,porté au bout d’une lance les jours de bataille (3).En l’an 636, cette bannière fut prise par les Musul-mans, commandés par Saïd, lieutenant du khalifeOmar, à la bataille deKadesch, qui amena la chutedes rois Sassanides des Perses, et elle fut brûlée en-suite par ordre du khalife.
Il est permis de penser « que pendant l’époque la« plus voisine de saint Martin (4), on porta, en effet,
(1) E. Cl. Beneton, Commentaire sur les enseignes de guerre....Paris , 1742, in-8% p. 73 et s.
(2) Marius Sepct, Le Drapeau de la France. Paris , V. Palmé,1873, p. 8. A propos de l’emploi d’un vêtement comme enseigne,nous citerons avec Vigenèvc (YArt militaire, 1003, Bibl. nat., E.763) le <Jupêo).ov aymoi (enseigne de combat) dont parle Plu-tarque dans la vie de Brutus et qui aurait été « une colle d’armescouleur de pourpre ».
(3) Shca, Histonj of the early kings of Persia, London , 1832,in-8°, p. 136 et 137. Firdousi, Shah Nameh , dans la collectionorientale, traduction de Molli, in-P, 1. 1 .
(i) Mort à Candé le dimanche 8 novembre 307. L’Art de vérifierles dates, par un religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Paris , 1783, in-f°, t, i, p. 71, I ro colonne.