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Geoffroi d’Anjou et d’après Foulques le llechin,comte d’Anjou lui-même en 1060, le premier comted’Anjou ne daterait que de 870, ses successeurs furenteffectivement sénéchaux héréditaires et porte-éten-dards de France , de plus ils furent avoués ou protec-teurs de l’église de Saint-Martin, protectorat qu’ilsrendirent héréditaire ainsi que le droit, qui en décou-lait, de porter la bannière dite cape de Saint-Martin.
Cette antique bannière de Saint-Martin postérieu-rement à Charlemagne, en 838, s’acquit un nouveaudroit à la vénération des Français lors de la défaite,devant Tours, des Scandinaves, ou Normands , quidévastaient tout le pays depuis l’embouchure de laLoire (1). Le lieu où cette victoire fut remportées’appelle Saint-Martin-le-Beau , par corruption dunom de la chapelle qu’on y érigea en l’honneur dusaint sous l’invocation de « Sanctus-Martinus deBello » (Saint-Martin le protecteur dans la guerre).
Après cette époque on retrouve encore la bannièrede Saint-Martin plusieurs fois mentionnée en10-43 (2), 1066, 1193 (3), mais les comtes d’Anjou
(1) Voir Chroniques d’Anjou, édition de la Société de l’histoirede France , 1. 1 , p. 30 cl 48. Il n’y est question que des reliques desaint Martin.
(2) Les Chroniques d'Anjou, citées ci-dessus, racontent (p. 122)que le comte Geoffroi Martel, avant d’aller combattre, en 1044,implora le secours de saint Martin, reçut l’étendard de l’église deSaint-Martin de Tours , et le fixa à sa propre lance «Gost'ridus...expetivit auxilium beali Martini... indeque acccpto sigillo, impo-rtons illud propriæ hast»;... obviam perrexit adversum se dimica-turis ». ( Sigillum , parvum vexillum, quasi diminut. a signum.Glossaire de Ducange , éd. Didot, 1846.)
(3) « Chronique de saint Martin : Anno Ilenrici imperatoris 3,