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truite à Roncevaux , y est représenté tenant son fortépieu, contre le ciel le fer en est tourné, un gonfa-non tout blanc tient au sommet, les franges d’or luibattent jusques aux mains.
Ce n’était pas l’étendard de l’armée, c’était le gon-fanon personnel de Roland et qu'il portait lui-même.
La homaixe était le gonfanon de Charlemagne queportait Geoffroy d’Anjou , gonfanonier du Roi,
« Gefreiz d’Anjou li reis gunfanuniers. »
Ce n’était pas l’étendard national français , autantvaudrait dire qu’au XVI 0 siècle l’étendard nationalespagnol était blanc à croix rouge, parce que l’on voit àYmtrée de Charles-Quint à Bologne , en 1529, porter de-vant lui « deux bannières, l’une de drap d’or à l’aiglede sable, l’autre de damas blanc à la croix de gueules »que le Saint-Père avait offertes à l’Empereur (1).
De même que les artistes, qui ont peint les minia-tures si précieuses des manuscrits jusqu’au XVI e siècle,avaient souvent l’habitude de donner aux Grecs, auxRomains, aux Juifs les costumes et les armes de leurscontemporains, de même les poètes, et notammentl’auteur de la chanson de Roland, à certaines tradi-tions exactes mêlaient de nombreux anachronismes etne peuvent être cités comme autorités historiques quepour le temps dans lequel ils vivaient. Ainsi ce poètedonne à la romaine le nom d’oriflamme qui de sontemps appartenait plus particulièrement à la bannièrede Saint-Denis . Pour lui le gonfanonier du Roi est
(1) Bibliothèque nationale, estampes, P. d. 21.a. Voir p. 3l’étendard de la ville de Rome envoyé à Charlemagne.
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