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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« Oriflamme... d’un vermeil samit, à guise de gon-fanon à trois queues, et avoit entour houppes de soyeverte », dit la chronique de Flandre , citée par Rey(Hist. du Drapeau , t. 1, p. 171) (1). « Cetétendartes-toit fait en forme de gonfanon à trois queues, avecdes houppes vertes sans franges d’or. » (Félibien ,Hist. de ïabbaye de Saint-Denys . )

« D’un vermeil samit à guise de gonfanon à deuxqueues et entour houppes de soye verte. » ( Grandeschroniques de France publiées par Paulin Paris ; Phi-lippe de Valois , ch. 3.)

Un simple étendard, tissé de simple cendal, d’unesplendeur rouge, semblable à ceux dont l’église acoutume de faire usage à certains jours, qui a nomoriflamme en langage vulgaire et qui à la guerre pré-çède les aulres enseignes (2).

Oriflamme est une bannière....

De cendal roujoiant et simple

Sans pourtraicture d’autre afairc.

(Guillaume Guiart, dans Du Cange , dissert, xvru, p. 72.)

Sur un vitrail de Notre-Dame de Chartres , XIII esiècle, l’oriflamme a été représentée sous forme d’une

(1) Voir, comme exemple identique de celte forme, le gonfanondes armes du comté d’Auvergne .

(2) Ycxillum simplex, cendalo simplice textum,

Splendoribus rubei, letania qualiter utiEcclesiana solot, certis ex more diebus.

Quod cum flamma habeat vulgariter aurea nomen,Omnibus in bellis habet omnia signa praûrc.

( Philippide. L. il. Guillaume le Breton .)