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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« un autre vaisseau devant le roi (p. 55). A notre main« droite arriva la galère où l’enseigne Saint-Denis était« (p. 57). Quand le roi entendit que l’enseigne Saint -« Denis était à terre (p. 57), lors (à laMassoure) com-« manda le roi au gonfanon Saint-Denis et à ses ban-« nières qu’ils se tirassent à main droite vers le fleuve« (p. 81). Les Musulmans jetèrent toutes les autres« troupes avec la troupe du roi sur le fleuve; là fut« la déconfiture si grande que le fleuve était couvert« de lances et d’écus, de chevaux et de gens qui se« noyaient et périssaient (p. 83).

« 11 paraît hors de doute que saint Louis ne rap-« porta pas l’oriflamme de son expédition d’Egypte...« et de plus cet étendard n’étant pas de matière in-« corruptible, on en substituait un autre quand il« était usé. » (P. Daniel, Milice française , p. 500.)

C’est donc probablement à la bataille de la Mas-soure que fut perdue l’oriflamme primitive. Les ban-nières qui, depuis, portèrent ce nom, ne furent plusque des imitations de l’ancienne, imitations qui nefurent certainement pas exactes, car elles eurent dif-férentes formes suivant la coupe qui était le plus enusage aux diverses époques.

Du Cange (1) dit : Il est hors de chute qu’elle étaitfaite comme les bannières de nos églises, -que l’onporteordinairement aux processions, qui sont carrées,fendues en divers endroits par le bas, ornées defranges, et attachées par le haut à un bâton de traversqui les tient étendues, et est soutenue d’une forme depique.

(1) Dissertation xvm, Glossaire, üd. Ilenschel, t. vu.