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couronne à trois fleurons, ressemblant à celle de sonpère ; « il tient à la main droite une espèce de fleurde Iis » ( ibid ., sceau n° 32). « Dans un sceau de 1034,« Robert, duc de Bourgogne, frère d’Henri 1 er , a« une fleur de lis entre ses pieds. » (Rey, Ilist. duDrapeau , t. II, p. 202, pl. xiii, 167) (1). Le sceau dePhilippe I er , de 1068 (ibid., sceau n° 33), est en toutsemblable à celui de Henri I er . Dans un autre sceaudu même roi, de 1082, « le sceptre ou bâton royalse termine par une fleur de lis qui devient ici tout à
fait reconnaissable. trois fleurs de lis de même
forme ornent la couronne » (ibid., p. xxxix, 2 e col.,sceau n° 34, p. 271). Dans le sceau de Louis le Gros ,1108, « la fleur de lis du sceptre est incontestable »(ibid., sceau n° 35). Ainsi, vers 1082, la fleur de lisavait déjà pris sa forme héraldique, et il est doncadmissible qu’à cette époque la bannière du Roi futchargée de cet ornement.
En 1066, Mathilde, femme de Guillaume de Nor-mandie, pendant l’expédition dans laquelle celui-cifit la conquête de l’Angleterre , s’occupa à tracer surla toile, avec l’aiguille, les circonstances de cetteguerre ; cette tapisserie, monument bien authentiqueet d’une grande importance historique, existe encoreà Baveux. Elle a été reproduite dans l’ouvrage inti-tulé : Les anciennes Tapisseries..., par M. Jubinal. Ony voit représentées avec grand soin plus de vingtbannières normandes; elles offrent des dispositions
(1) Celle Heur de lis ressemble au fer de la lance franque appe-lée anyon.