— 29 —
f IV
Bannière de France ou Bannière royale.
En 888, « Eudes (fils de Robert-le-Fort , duc de« France ) ayant été élu roi pendant la minorité de« Charles (dit le Simple, 3 e fils de Louis le Bègue ),« apporta dans le royaume la bannière semée de fleurs« de lys, au rapport de Dutillet. » (Galland, Des An-ciennes enseignes .p. S4.)
Cette assertion est fort risquée, car, bien que lesducs de France dussent avoir une bannière ou en-seigne de guerre (1), rien, du moins, ne prouve qu’ellefût semée de fleurs de lis, car le premier monumentauthentique sur lequel on trouve, non pas même unefleur de lis, mais quelque chose qui y ressemble, estun sceau du roi Robert, fils de Hugues Capot, il estde 997 environ : « Le roi y est vu de face, à mi-corps,sa couronne est terminée par 3 fleurons triangulairesqui se rapprochent de la fleur de lis, » sans en êtrepourtant de véritables. (Archives nationales, Inven-taires, Collection de sceaux, parM. Douet-d’Arcq , in-4°,Paris , 1863; t. I, p. xxxix, l ro col., sceau n° 31,p. 270.) Sur un sceau de 1035, Henri I " porte une
(1) Vers 978 la bannière du Roi est mentionnée dans le récit ducombat qui fut livré contre les Danois près de Paris , elle devaitêtre fendue en pointes ou langues, niais aucune couleur n’est indi-quée : « . Gosfridus aggressus est illos ut vexiUi régis Ungulas
« in ore Danorum volitarc faceret. » (Chroniques d'Anjou, édit, dela Soc. de l’IIist. de France , tome r, p. 84.)
•*