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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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descendants de Robert, 2 me fds de Louis VI , portè-rent : échiqueté d’or et d’azur à la bordure de gueules(ibid., n°721, sc. de 1202), et que Pierre, seigneurde Courtenai, 3 me fils de Louis VI , et ses descendantsportèrent : d’or à 3 tourteaux de gueules (ibid.,n° 863,sc. de 1184), tandis que l’on voit les fleurs de lisêtre portées par Philippe-Hurepel, fils de Philippe-Auguste (semé de France , brisé d’un lambel, ibid.,n° 1062, sc. de 1225), et par toutes les autres bran-ches qui se détachèrent ensuite du tronc principal,chaque branche adoptant une brisure distinctive (1).

A propos d’un combat livré en 1147, dans les mon-tagnes de la Phrygie , la chronique de saint Denis

mentionne la bannière royale « En iceluy jour.

« Gieffroy de Raencon (2), qui portoit la bannière le« Roy » (cité par Rey, Ilist. du Drapeau , 1.1, p. 208).En la même circonstance, dans les Gesta Ludovici VII(c. XII), elle est distinguée de l’oriflamme : « 111a diea Gaufridus de Ilanconio... gerebat Regis baneriam,« quam præcedebat... vexillum beati Dionvsii quod« gallice dicitur oriflambe. »

Jusque-là rien n’indique que cette bannière du roifût bleue, semée de fleurs de lis, mais le jour de laToussaint 1179, à l’exemple des Rois, ses prédéces-

(1) Voir pour les fils de Louis VIII, la bannière de Louis IX (ci-après p. 34) : la bannière d’Alphonse, comle de Poitiers , 1242(Arcli. nat. J. 317, n° G2, trésor des chartes); son sceau (Àrch.nat., n° 1077, sc. de 1249); le sceau de Robert comte d’Artois(Arch. nat., n° 333, sc. de 1237); le sceau de Charles comled’Anjou (Arch. nat., n° 340, sc. de 1233); où les armes de France sont brisées à l’aide de la tour d’or de Castille sur fond de gueules.

(2) Geoffroi de llancogne.