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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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La pièce J. 317, n° 62, des Arch. nat., trésor deschartes, rôle de 1242, offre une représentation plusancienne d’une bannière de même forme : c’est celled’Alphonse de France, comte de Poitiers , citée plushaut(p. 23 en note). Elle est rectangulaire, environdeux fois plus longue que large, le côté long attachéà la lance qui est terminée par un fer aigu.

L’azur semé de fleurs de lis d’or se retrouve encoresur d’autres monuments contemporains de saintLouis : sur un sceau de la régence pendant la der-nière croisade (Arch. nat. n° 43, Sc. de 1270); surl’écu d’or de saint Louis (Longpérier , Notice desmonnaies françaises de la collection Rousseau 1847, vi-gnettes du titre); sur la cassette de ce Roi (EdmondGanneron, La cassette de saint Louis donnée par Phi-lippe-le-Bel à l’abbaye du Lis. Paris , 1835, in-fol., pl.1 à 4). Quoique l’écu de France ait été ainsi seméjusque dans la seconde moitié du XIV e siècle, on voitpourtant déjà une exception à cet usage en 1285 ; lesceau de la régence du royaume, pendant que Phi-lippe III faisait la guerre en Aragon , porte sur soncontre-sceau un écu chargé de trois fleurs de lis. (Arch.nat. n° 46, Sc. de 1285.)

1306. À cette époque, à côté de la bannière féodale

armoriés; la cotte d’armes du roi et la barde de son cheval sontdoublées de rouge. Sur le sceau de saint Louis de 123R (Arch. nat.n" 42), le manteau du roi est entouré d’une bordure semée de fleursde lis qui ne sont pas pareilles à celle que le roi tient à la main,mais à celle qui figure sur le contre-sceau ; il n’v avait donc pasencore un type uniforme.

(1) Rey, Hist. du Drapeau , t. u, p. 118, cite aussi un sceau dubailliage d’Amiens , portant un écusson il trois fleurs de lis, apposésur une charte de 1310.