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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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panoncel vermeil à soleil d’or (1), et que le sire de Cu-lant, grand maître de l’hôtel du roi. était vêtu de ve-lours bleu et rouge, par bandes et dessus de grandesfeuilles d’argent, les unes dorées, les autres d’argent ;au col il avait une écharpe d’or pendant jusqu’à lacroupe de son cheval.

« Depuis l’apparition de l’archange saint Michel,sur le pont d’Orléans, le roi Charles VII , du règneduquel était advenu ce miracle, prit pour son ori-

flambe l’image de l’archange saint Michel.qu’il

porta toujours en son grand estendard, outre la ban-nière de France parsemée de fleurs de lys sans nom-bre, portée toujours devant nos rois, quand en per-sonne ils marchent à la guerre. » (Favyn, Théâtred'honneur .)

« Louis XI , n’étant encore que dauphin, parut ausiège de Compiègne avec un étendard d’accompagne-ment, sur lequel on voyait un cygne entre un K etun L, rébus faisant allusion au nom de Gérarde Cas-signelle, sa maîtresse. » (ltey, Hist. du Drapeau , 1.1,p. 119.) Nous n’avons pu trouver aucune indicationde la couleur de cet étendard.

Dans une estampe de la Collection Hennin (Bibl.nat.), représentant la bataille de Montlhéry, onvoit, avec l’armée du roi, un étendard long etfendu en deux pointes, rouge , à un soleil placé entre4 croisettes (nous l’avons déjà mentionné, p. 27). On

(1) La couleur, l'étoffe et la broderie de l’étendard vermeil serépétaient dans les ornements dits lambrequins ou cornettes decasque des .‘100 lances et des archers de la garde de Charles VII .