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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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peut supposer que c’était l’oriflamme du temps ouun étendard d’accompagnement ; nous nous arrête-rions de préférenee à la première supposition. On yvoit aussi une enseigne carrée, rouge, à croix blanche,chaque canton chargé d’une étoile ou soleil; suivant nous,ce serait plutôt là l’étendard d’accompagnement deLouis XI, d’autant plus que dans le Cérémonial fran-çais , p. 172, il est dit que le 14 août 1461, lors deson entrée à Reims pour le sacre, ce roi était revêtude damas blanc et rouge. Une miniature de la Chro-nique de Monstrelet (Bibl. nat., ms. fr., 88), repré-sente un pennon long fendu en deux pointes, rouge,chargé de Vécu de France à 3 fleurs de lys.

1486. — A l’entrée de Charles VIII à Troyes , l’é-tendard de la garde écossaise du roi était long d’unetoise, rouge, blanc et vert, à l’image de saint Michel etun soleil auprès ( Cérémonial français , tome II, p. 677,Bibl. nat., L. i, “ ) (1). On ne peut affirmer quec’étaient les couleurs qu’il avait adoptées; le jour dela bataille de Fornoue , juillet 1495, il était vêtu d’unejaquette à courtes manches, de couleur blanche et vio-lette (violet est souvent employé à cette époque pourbleu d’azur), semée de croisettes de Jérusalem deriche orfèvrerie; son cheval était bardé des mêmescouleurs, et son armet était garni d’un plumet blancet violet (Hist. de Ch. VIH, par G. de Jaligny, Andréde la Vigne , etc., recueil imprimé en 1617, p. 212,

(1) Le 31 décembre 1494 devant le iloi, à son entrée dans Rome ,on porta encore, dit le P. Daniel (Milice française ) Vétendart royalde satin cramoisi.