Le corps des volontaires royaux, devenu en 1758la Légion royale (1), reçut alors l’habit bleu, pare-ments, collet, veste et doublure rouges, culottes blan-ches.
En 1780, le roi rétablit la charge de colonel gé-néral de l’infanterie en faveur de M. le prince deCondé, qui eut alors le droit de mettre derrière l’écude ses armes six drapeaux « des couleurs du roi. qui« sont blanc, incarnat et bleu. » (Encyclopédie métho-dique, 1785, au mot Colonel général.) De même,sur les fontes de pistolets dans les régiments, co-lonel général de la cavalerie et colonel général desdragons, il y avait, comme marque de la charge ducolonel général, 6 étendards des couleurs du roi,lances croisées deux par deux, en haut 2 bleus, au-dessous 2 rouges, et en bas 2 blaUcs. (Maison du Roi,etc., Hoffmann, t. III.)
On voit que ces trois couleurs ont continué à êtrecelles du roi jusqu’à la Révolution de 1789; elles lefurent encore depuis, car une circulaire, du 23 avril1814, ordonna que dans l’équipement et le harna-
bleu à distinctions rouges, couleurs qui ont toujours été portéesdepuis par l'artillerie française. L’uniforme de 1722 fut un justau-corps bleu, doublé d’écarlate, parements, veste, culotte et bas écar-lates, boutons en métal doré ; les officiers portaient en outre desboutonnières d’or, et les bas officiers les avaient en laine aurore.(Ibid. , t. vi, p. 205.)
(i) Ce corps fut commandé en 1747 par Charles, comte de Cha-bot, en 1739 par Antoine, son frère, en 1760 par Louis Drummond,comte de Melfort, en 1761 par le chevalier de Vallière, en 1763 parle marquis de Nicolaï, en 1765 parle comte de Coignv, en 1774par le duc de Laïuun et fut , licencié le 16 juillet 1776.