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venir prendre ses ordres, soit veiller à sa défense.Et cela était applicable également au roi, aux grandsvassaux et aux seigneurs, enfin à tous ceux qui pou-vaient avoir à commander dans les guerres, généralesou particulières.
Plus tard, lorsque les rois organisèrent une forcemilitaire en dehors du système féodal qu’elle étaitappelée à contenir ou même à combattre, la bannièreféodale ne pouvait plus avoir la même signification,il fallut recourir à une autre marque de commande-ment; c’est alors qu’on voit apparaître la cornetteque le P. Daniel (Milice française , 1721, livre YI,ch. 10) définit ainsi : « L’étendard auquel on donne« le nom de cornette est une pièce d’étoffe de taffetas« d’environ un pied et demi en carré, sur lequel sont« brodés les chiffres, armes, devises du prince ou du« mestre de camp ; on l’attache au bout d’une lance* longue de 8 à 9 pieds (1); on l’enferme lorsqu’il« fait mauvais temps dans une bourse attachée au« fer de la lance; en campagne, on y attache une es-« pèce d’écharpe de taffetas afin qu’on le distingue« de plus loin. »
On comprend qu’à une époque où l’on n’avait pasencore établi de grades militaires et par conséquentpas d’insignes, il fallût avoir un moyen de faire recon-naître les chefs (2); on se servit donc pour cela de la