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cornette, mais rien ne prouve qu’elle fut blanche dèsl’origine. On peut néanmoins le supposer par plusieursraisons.
1° Le blanc était déjà au xiv e siècle considéré commesigne de domination. « Lorsque l’empereur d’Allemagne Charles IV vint, en 1378, faire visite au roi Charles V ,on lui lit faire à Paris une entrée solennelle. L’em-pereur fu montez sur le destrier que le Roy lui otenvoyé, lequel estait morel (noir) et semblablementfu montez son fils : et ne fu mie sans avis envoyé decelluy poil, car les empereurs, de leur droit, quant ilzentrentès bonnes villes de leur seigneurie, ontaccous-tumé estre sus chevauls blancs : si ne voult le Royqu’en son royaume le feist, affin qu’il n’y peust estrenoté aucun signe de dominacion... Adont, de son pal-lays parti le Roy, monté sur un grand palefroy blanc.A l’occasion de l’entrée de Charles VII à Paris , en1437, Montfaucon dit : Le roi est monté sur un chevalblanc, cela passait alors pour une marque de souverai-neté (1). On lit dans les Mémoires de Duclercq, à la date
France et contre les partisans de son rival Clément VII , la guerrerecommença alors en Flandre et l’on voit dans les miniatures deschroniques de Froissart (Bibl. nat. et bibl. de l’Arsenal) l'évêquede Norwich accompagné de son pennon personnel (écartelé d’argentet d’azur) et de la bannière de saint Pierre (de gueules chargée dedeux clefs) comme gonfanonnier du Pape en celte guerre.
(1) Un. rapprochement curieux nous est inspiré par ce que ditle général Bardin de >1. de Lafayette qu’il « conservait l’ancien« usage de ne monter que des chevaux blancs devant les troupes ;« c’était jadis la couleur du cheval de commandement, c’était un« des insignes du général d’armée. » (Dictionnaire des armées deterre et de mer, A vol. in-8".)