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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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•le 1461 : Et puis alloit le Roy de France sur ungcheval blanc, en signe de seigneur (1). »

2° Le blanc, couleur des Orléans ou Armagnacs qui,avant la mort de Charles YI, 1422. luttaient avec leDauphin contre les Anglais , était déjà devenu la cou-leur distinctive (2) de l’armée royale sous forme debande blanche sur le vêtement ou de chaperon blanc,sans avoir encore paru cependant sous forme de dra-peau.

3° En 1428, l’élan de la nation avait été ranimé parl’intervention merveilleuse de Jeanne d’Arc qui, en ac-complissant la mission qu’elle croyait fermement avoirreçue du Ciel, portait ou faisait porter auprès d’ellepar Jean sire d’Aulon, chevalier de l’hôtel du roi, unétendard blanc (3).

(1) Rey, Hist. du Drapeau, t. h, p. 460 et 461, citant : Chris-tine de Pisan, Fais... de Charles V , lui, ch. 35; Montfaucon,Monarch. franc,., m, p. 39, pl. 10, etc.

(2) Voir ci-après, aux Couleurs distinctives de partis.

(3) D’après l’interrogatoire de Jeanne cet étendard était blanc,semé de Heurs de lis, à l’image de Dieu tenant le globe du monde,accompagné de deux anges agenouillés, avec cette inscription :jhesus marie. Elle en eut plusieurs, car le compte de Raguier, tré-sorier des guerres, porte : « à Hauves Poulnoir, paintre, demeu-« rant à Tours , pour avoir paint et baillié estoffes pour ung granl« estandart et ung petit pour la Pucelle, 25 liv. tourn. » Un dessinfait par Faukembergue, greffier du Parlement, en marge du registredu conseil, à la date du 10 mai 1429, où est mentionnée la présenceà l’armée « d’une pucelle ayant bannière », donne à cette bannièrela forme d’une flamme à deux pointes portant le monogrammeJHS. (Arcb. nat., xi, A. 1481, musée des arch.) Les divers auteurs,même contemporains, donnent des descriptions un peu différentesde ces étendards. Au reste, comment avoir sur ces détails des idéesbien précises puisque l’on voit que, interrogée si, sur les pennon-