étendard fendu en deux pointes, et, de plus, il estblanc. En effet, le Dauphin (depuis Louis XI ) com-mandait l'armée qui, aumois d’août 1443, vint déblo-quer Dunois assiégé depuis neuf mois dan s Dieppe parles Anglais . De même que ces indices nous servent à lereconnaître danslaminiature, de mêmeilsdevaientser-vir à ses troupes à le reconnaître pendant le combat.
Un autre exemple de cette forme de lambrequinou cornette de casque est fourni par une miniature du1 er volume de 1 ’Histoire romaine (Bibl. de l’Arsenal,II. F. 102, ms. fait à Hesdin , terminé en 1454) (1).
Après 1444, quand Charles VII eut créé les com-pagnies d’ordonnance d’hommes d’armes, les gen-tilshommes qui n’étaient pas entrés dans la composi-tion de ces corps permanents, mais qui devaient auroi le service féodal à cheval, furent classés dans leban et l’arrière-ban. Us constituèrent ainsi une réservede cavalerie marchant sous la bannière ou cornette ducommandant de l’armée, que ce fût le roi ou sonlieutenant.
Sur une pierre tombale de l’église de Neuilly ,près Sancerre, a été copiée pour le P. Daniel l’épi-taphe de «Charles du Mesnil Simon... valet tran-chant des rois Loys et Charles, portant la cornette àla journée de Fournauve (Fornoue , 1495)... décédéle 26 septembre 1508 (Milice fr ., 1.1, p. 517). » C’estpeut-être la plus ancienne mention authentique de lacornette prise comme étendard ou plutôt comme
(1) Voir pour d’autres formes de cornettes de casque ce que nousen disons p. 49, 54, 58, 70.