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pennon du corps, Leibfahne, comme on dit en alle-mand .
En 1466, Louis XI donna aux francs archers quatrecapitaines générants, auprès desquels à l’armée on por-tait guidon, flamme ou fanion en signe de commande-ment.
La milice des francs-archers fut remplacée en, 1480,par des bandes, formées par des instructeurs suissessous les yeux de Louis XI ; ces bandes n’étaient en-core, en 1507, commandées que par des capitainesrecevant directement les ordres du prince ou seigneurcommandant le corps d’armée, ou, comme on disaitalors, « la bataille. »
En 1533, dans l’organisation des légions par Fran-çois I er , l’un des six capitaines de la légion la com-mandait, le roi se réservant la faculté de nommer unchef supérieur sous le titre, nouveau en France , decolonel ou coronel. L’un de ces chefs fut Jean deTaix, capitaine et colonel des bandes françaises de delàles monts, commissionné le 1 er mai 1543, devenu t/é-néral de toutes les bandes françaises en 1544, aprèsla bataille de Cérisoles (1). Du Bellay raconteque « à l’assaut de San Germano (1543) le capitaine« Achau (2), basque, qui portait Yenseigne colonelle du« sieur de Taix, y reçut trois ou quatre arquebu-
(1) A cette bataille l'armée était commandée par François deBourbon , comte d’Enghien, sous la cornette personnelle duquelcombattirent les jeunes seigneurs venus de la cour. (Commentairesde Montluc, 1. 1 , p. 266, édit, delà Société de l’histoire de France .)
(2) Ce peut être Ochoa, Haxo on Echaux, noms basques ou na-varrais.