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Elle n’était celle du roi que lorsque le roi commandaitson armée en personne. Si la France , à cette époque,n’eût pas eu une suite de rois guerriers, et surtoutHenri IV , mais seulement des rois qui, par leur ca-ractère ou leur santé, eussent été retenus loin de l’ar-mée, on n’aurait pas été plus tard exposé à commettrel’erreur de dire qu’on appela cornetteblanche la troupedes gentilshommes royaux, la troupe du roi.
Non pas seulement dans Varmée, mais dans chacunedes armées, car il pouvait y en avoir plusieurs à la fois,la cornette blanche fut la marque du général ; ce futune enseigne attachée à sa personne, à laquelle seralliaient la réserve et les volontaires à cheval; uneenseigne blanche fut aussi la marque du commande-ment du chef de l’infanterie (1). Au bout de peu detemps chaque chef de service dans une armée eut sacornette à ses couleurs, chiffres, etc., marquant sacharge et sa présence, chaque chef de bandes eut sonenseigne blanche comme marque de l’indépendancede son commandement. Cet insigne fut même le sujetde bien des querelles lorsque deux corps se rencon-traient en un même lieu. Il fallait que l’un des chefs
« rivière chercher un bateau, l’ayant collaudé en public, l’honora« du prix que les anciens Français donnaient aux soldats qui fai—« saient quelque acte signalé, à savoir d’un anneau d’or à mettre
« au pouce, auquel étaient gravées les armoiries du général.
« Nos pères donnaient aussi des médailles d’or. »
(1) M. de Taix avait deux enseignes colonelles blanches, maisl’une demeurait en Piémont et l’autre en France ; plus tard l’amiralde Coligny , colonel général de l’infanterie, suivit aussi cet usage.(Les Grands capitaines français , Brantôme, t. vi, p. 24, édit, de laSociété de l’histoire de France .)