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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« sades... Il se rangea, son enseigne au poing, contre« la muraille du côté de la brèche, dont on ne pouvait« le déloger. » Pour la première fois nous voyonsapparaître l’expression d 'enseigne colonelle, marque ducommandement dans l’infanterie. Nous la retrouveronssouvent. Il serait presque permis de croire que cetteenseigne colonelle figure sur le tombeau de Fran-çois I er , dans le bas-relief représentant la bataille deCérisolles, où Jean de Taix commandait les bandesde delà les monts, car, à côté d’un homme à cheval,qui est évidemment un chef considérable, on voitmarcher un fantassin ou officier subalterne, portantune petite flamme triangulaire en forme de vexillum,sur laquelle n’est tracé aucun emblème.

En 1S58, l’ordonnance de Henri II sur le service encampagne (1) porte (art. H) : que chacun s’enrôle enla cornette du général ou autres ; toute la noblesse volon-taire sera sous la cornette du général.

Nous ne saurions trop insister sur la rédaction dela seconde partie de cet article 11 : Toute la noblessevolontaire sera sous la cornette du général. La cornetteblanche, dont le nom fut appliqué à la troupe qu’elleguidait, était donc bien la cornette du général (2).

(1) Ordonn. milit. réunies par le capitaine Saint-Chaman, prévôtdu régiment de M. de Chappcs. Rouen , 1636, p. 44, à la suite desPrincipes de l’art militaire. Bibl. nat., R.

(2) Le commandement d’un général à cette époque s’exerçaitavec indépendance et était accompagné de privilèges dont de notretemps nous n’avons plus t d’idée; comme exemple nous citeronsLouis de Montgommery qui dans sa Milice française, 1603 (Bibl.

nat. R. 3460), raconte que « M. l’amiral de Brion.en Piémont ,

t à un soldat qui sous le feu, à la nage, alla à l’autre bord d’une