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« Navarre. M. de l’Epinai, un peu avant la journée« d’Àrques , en 1389, la portait dans l’armée de lien-« nj IV. (P. Daniel, Milice franc.)
En 1590, la disparition momentanée de la cornetteblanche de Henri IV, pendant le combat d’Ivry (1),fut cause qu’en montrant son panache, il dit ce motcélèbre à ceux qui le suivaient : « Si la cornette vous« manque, voici le signe de ralliement » (2). Le ducde Mayenne, chef de l’armée de la Ligue, qui, à cetteaffaire, fut vaincue par Henri IV , avait de son côté,comme marque de son autorité, une cornette blanche,chargée de la croix de Lorraine ; M. de Sicogne, qui laportait, fut tué, et elle resta au pouvoir de Sullycomme trophée de la victoire (3).
En 1591, le commandant ligueur de la milice deParis avait cornette blanche comme chef de corps.
(1) Pot de Rodes, qui la portait, ayant été blessé, puis entraînéhors du combat par son cheval qu’il ne pouvait plus guider.
(2) Ce panache devait être blanc, comme celui que portait entête, ce jour-là, le « cheval du roi, grand coursier de Naples , bai« brun », mais il n’était pas nécessairement blanc, il aurait fortbien pu être « des couleurs du Roi ». (Voir plus haut p. 49, 70,les lambrequins du heaume de ce roi à ses funérailles.)
(3) Le duc de Mayenne dans une lettre écrite quelques joursaprès dit que ses « reistres s’enfuirent aussy tost en gros et se vin-» rent renverser sur sa cornette et trouppe qui devoit combattre« avec luy. » (Arch. nat., papiers de Simancas , B. 66, pièce -130.)— Le duc de Mayenne « fut au combat avec la cornette blanche ; ».... « on dit que le Béarnois avait huit cents gentilshommes soubs« sa cornette blanche. » (Lettre écrite au duc de Mercœur le 21mars 1390, Bibl. nat., Ane. f. fr., 9135, in-fol., 55, elle a été don-née par L. Paris dans le Cabinet historique, année 1862, p. 358 et359.)