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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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lures indépendantes de ceux qui jusque-là l’avaientcomposé n’étaient plus de mise dans les armées quitendaient de plus en plus à se régulariser. « La mort« de M. de Guise, en 1588, donnant vie aux divi-se sions, les gens de guerre prenant pour raison leurs« volontés, chacun suivit ce que son intention lui

« faisait désirer.et parce qu’il y a des cavaliers

« qui se mettent et prennent logis sous la cornette et dès« le lendemain s’en vont, je dis que dès l’heure même« qu’ils en ont pris le couvert, ils sont obligés d’o-« béir et ne s’en peuvent aller sans congé ou autre-« ment ce sont des hommes qui se jettent dans les« compagnies comme volontaires, qui est une vraie« peste dans les troupes. « ( Mémoires militaires , etc.,1629, p. 38, Bibl. nat., R. 3460/A.) Ce sont cesmêmes hommes dont parle René François, prédica-> teur du roi aux armées, en 1644, « les volontaires« bien montés enflent beaucoup notre cavalerie, no-te tamment la cornette blanche, où ils se rejettent pour« acquérir de l’honneur. » (La guerre, art. 34, à lasuite des Principes milit., Bibl. nat.., R. 3478/A.)

On voit encore Louis XIII arriver « à l’armée avec« bon nombre de seigneurs et de gentilshommes,« tant de sa maison que de volontaires (1); » enfin,

(1) Le Merc,ure français dit qu’après la prise du pont de Cé (1620),« le Roi auparavant de descendre de son cheval lui fit faire quel-« ques passades à la tûte de sa cornette blanche. » Quelques annéesaprès, en février 1627, le Roi supprima la charge de connétable etdevint ainsi le seul chef du ban et de l’arrière-ban de la noblessequi jusque-là avait marché sous la cornette du connétable, chefsuprême de la cavalerie.