guerres ordonnés à la conduite et police desdits ré-giments, de tenir la main chacun comme il appar-tiendra, à l’exacte observation de la présente, laquelleSa Majesté veut être lue et publiée àla tête de chacundesdits corps, et affichée ès quartiers où ils sont engarnison, à ce que aucun n’en prétende cause d’igno-rance.
Fait à Fontainebleau , le 28 e jour de juillet 1661.
Signé : Louis.
Et plus bas : Le Tellier.
Ainsi le lieutenant-colonel, qui n’était que le lieu-tenant du colonel général dans la compagnie person-nelle de celui-ci, devint capitaine de ladite compagnie;l’enseigne-colonel, qui portait le drapeau blanc ducolonel général dans sa compagnie, devint lieutenantdans cette compagnie et cessa de porter le drapeaublanc qui fut transféré à la deuxième compagnie de-venue la première ; ce drapeau blanc, signe de Vauto-rité supérieure, qui était jusque-là celui du colonel gé-néral, devint alors celui du roi (1).
Lacouleur blanche des cornettes de généraux et desenseignes colonelles n’était point particulière h laFrance . Au combat de Rentyen 1554 le comte Schwar-zenberg, qui commandait les reîtres impériaux, avaitcornette blanche. En 1572, Guillaume de Nassau ,
(1) Ce n’est que quelques années après 1661 que tous les dra-peaux reçurent du roi les cravates blanches; jusque-là elles avaientété aux couleurs des chefs de corps ou, pendant les guerres civiles,aux couleurs des partis.