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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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prince d’Orange, stathouder des Pays-Bas , avaitaussi une cornette blanche sur laquelle était figuréun faisceau de flèches (Reprise de Morts, Coll. Hennin,t. VII, Bibl. nat. Est.). En 1646, le S janvier,le drapeau blanc du régiment espagnol de Brouë,en garnison à Deynse, fut pris par les troupes dumaréchal de Gassion; en septembre 1672, pendantl’expédition dirigée par M. de Luxembourg contreSwammerdam et Bodegrave, le marquis de Sourches,colonel du régiment qui, en 1762, reçut le nom de laprovince de Berry, et, en 1788, celui de Vintimille ,prit lui-même le drapeau blanc d’un régiment hollan-dais, et le général autorisa le colonel à en faire le dra-peau colonel de son régiment (Général Susane, His-toire de Vinfanterie française, 1.1, p. 267). Le premierdrapeau de chaque régiment d’infanterie autrichien apendant longtemps été blanc (1), et la dragonne dela l re compagnie des régiments prussiens était déjàtoute blanche et est encore telle; si cet emploi du blancest l’imitation d’un usage militaire français, ce qui estencore très-douteux, ce n’est à coup sûr pas l’usurpa-tion d’un insigne national.

Au XVII e siècle, comme à présent, le drapeau blancétait le drapeau parlementaire, et son usage commetel est resté général dans toute l’Europe. Arborer ledrapeau blanc, c’est, de la part d’un commandant detroupes, l’expression du désir d’entrer en communi-

ai) Le drapeau du 1 er bataillon du 42 e régiment autrichien (ducde Wellington), vu à Bregenz en février 1849, était blanc à bor-dure dentelée rouge, jaune, blanc et noir, et portait au centre uneimage de la Vierge.