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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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dite colonelle, avec enseigne blanche ; l’ordonnancedu 17 février 1753 donne à cette enseigne le nom dedrapeau colonel (1).

Ce drapeau colonel blanc était généralement traversépar une croix blanche, de même étoffe que le fond,cousue par-dessus. Voici les corps dans lesquels ilfut fait exception à cet usage. ( Planche IV.)

Les Gardes françaises : blanc semé de fleurs de lis,croix blanche chargée d’une couronne au bout dechaque branche ; les Gardes suisses : blanc, croixblanche, les quartiers divisés en flammes blanchesondulées partant du centre ; Navarre : blanc, croixblanche chargée de cinq écus aux armes de Navarre entourés des colliers des ordres, placés au centre etaux bouts de la croix; du Roi, de 1663 à 1770:blanc, croix blanche chargée d’une fleur de lis aucentre et de trois fleurs de lis h chaque bout de lacroix; du Roi, après 1770, Royal (2), Royal-Vais-

(1) Ce nom était déjà antérieurement en usage. Voir Abrégé dela carte du militaire de France , par Lcmau de la laisse, 1738,p. 23, et années suivantes.

(2) Quoiqu’il n’y eût qu’un drapeau blanc par régiment, pour-tant, de 1GG0 à 1G79, le régiment Royal résultant de la fusion durégiment Altesse, levé par Gaston, duc d’Orléans, en 1G44, et durégiment Royal formé par le duc d’Arpajon , en 16S6, eut à la foisdoux colonels et deux drapeaux blancs ; à la mort du duc d’Ar-pajon, M. do Pierrefitte , ancien colonel du régiment Altesse, restaseul colonel, et le régiment n’eut plus qu’un seul drapeau blanc àpartir de 1679. Il en fut de môme pour le régiment de Carignan,qui, do 167G à 1718, eut doux drapeaux blancs, celui du nouveaucolonel commandant et celui de l’ancien colonel titulaire, ce quifaillit se renouveler dans le môme régiment en 1741, et ne futévité que par une ordonnance spéciale du roi.