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« en avant jusqu’à terre la pointe du drapeau... Au« général d’armée (général en chef) ou au colonel gé-« néral de l’infanterie il le baissera jusqu’en terre en« arrière et aux autres point. » (Principes de l’artmilit., 1636, p. 25, Bibl. nat., R. —f 1 2 3 .) En 1696, lesalut en arrière ne figure plus dans l’ordonnance (1).
Par tout ce qui précède on voit donc que, en1661, l’enseigne blanche devint le symbole particulier del’autorité du Roi, en tant que commandant en chef del’infanterie, comme auparavant elle avait représentél’autorité du colonel général (2).
En 1610, l’enseigne blanche du colonel général fut5 portée dans 12 régiments sur 13 (3); en 1635, dans19 régiments sur 90; en 1636, dans 22 régimentssur 107 ; en 1643, dans les 133 régiments composantl’infanterie française. Le nombre des régiments adepuis souvent varié ; il fut réduit à 48 en 1659, ilétait de 106 en 1790; mais, depuis 1643, chaquerégiment d’infanterie entretenu eut une compagnie,
(1) Voir l'Art militaire français pour l’infanterie, par Gifl'ard,dédié au maréchal de Boufflers, colonel des gardes françaises, Bibl.nat., R. La forme de ce salut en arrière se conserve encore denos jours dans le salut de la hallebarde des suisses d’église devantle Saint-Sacrement.
(2) On trouve dans les Plaintes des gardes écossais, corps dontnous parlerons plus loin, que parmi leurs privilèges était celui de« porter à leurs armes la crépine de soie blanche qui est la couleur« coronelle en France . »
(3) De 1610 à 1635 pour les besoins des diverses guerres onleva en France 217 régiments qui servirent pondant un temps plusou moins long et en tout cas sans drapeau blanc jusqu’en 1635 (voirplus bas).