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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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France et les généraux en chef, or et soie rouge pourles lieutenants généraux, or et soie bleue pour lesmaréchaux de camp ; que les bracelets des aides decamp fussent en or et soie blanche pour ceux des maré-chaux et des généraux en chef, etc. Ces insignes n’ontpoint été changés depuis.

Sous le second Empire, en 1854, lors du débar-quement des troupes en Crimée , le fanion du maréchalSaint-Arnaud , commandant en chef de l’armée d’Orient,était blanc ; il était porté par M. de Lostanges. Ac-tuellement encore, sous forme de plumes blanches auchapeau, et de ceinture or et blanc pour les maréchauxde France et les généraux en chef, ainsi que d’aigretteblanche au casque et au schako pour les colonels, leblanc est la couleur du commandement, comme cela atoujours été dans l’armée depuis l’institution des co-lonels généraux, en 1554, et même depuis des tempsplus reculés : « les emblèmes de couleur blanche« ont toujours été des marques d’autorité, de supré-« matie. Autrefois, comme aujourd’hui, un cour-ci sier blanc, une écharpe, une plume blanche« indiquaient le commandement, caractérisaient« l’autorité supérieure. » (Général Susane, IJist. del’inf. fr., 1.1, p. 31.)

1 VIII

Étendards de troupes à cheval.

L’origine du service des troupes à cheval enFrance se retrouve dans le régime féodal. « Au som-