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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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met de la hiérarchie était le roi; au-dessous de luiparaissaient les ducs {duces ), chargés du commande-ment des provinces et chefs, comme l’indique leurnom (1), des troupes de leurs gouvernements ; aprèsles ducs marchaient les comtes ( comités ) les compa-gnons du chef. Les comtes étaient à la tête de l’ad-ministration des fractions d’une province, ils levaientles hommes de guerre et les commandaient immédia-tement sous la direction du duc, dont ils étaient leslieutenants généraux. Venaient ensuite les bénéfi-ciers, qui en récompense de leurs services avaientobtenu du Roi la jouissance, viagère d’abord, puisdevenue graduellement héréditaire, d’un domaineou d’un office. Après les bénéficiers, véritables offi-ciers particuliers de l’armée, paraissaient les simpleshommes libres {milites). Dans ces deux derniers or-dres, les plus riches, ceux qui avaient les moyens d’en-tretenir un cheval, formaient la cavalerie, les autresservaient à pied. » Ces divers degrés de la hiérarchieféodale se groupaient autour de la bannière à la-quelle chacun devait personnellement le service,dans la guerre de 1044 contre Thibaut, comte deBlois, Lisoie, seigneur d’Amboise vint au secours deson suzerain, le comte d’Anjou « cum suis militibus« et peditibus centumvexilla gerentibus » {Chroniquesd’Anjou, édit, de la Soc. de l’hist. de France , t. I er ,p. 120). «A l’avénement de la troisième race, il n’y

(1) Vers l’an 763 le roi Pépin défit Waiffre, duc d’Aquitaine , quirefusait de reconnaître sa suzeraineté, la bannière d'or de ce ductomba aux mains du roi qui la donna à l’église de Saint-Martial deLimoges (Labbe, Nova bibl. manuscr. libr., t. II, p. 157).