— 132 —
pennou, guidon, enseigne, puis étendard; ceux deschevau-légers furent appelés cornettes, puis éten-dards (1). « La lance de la cornette est plus courteet le drapeau plus petit que l’enseigne des gensd’armes ; la cornette s’attache en écharpe derrière lebras gauche (2), l’enseigne se porte croisée devantl’estomac, attachée avec une chaîne de fer. Les gensd’armes portent des casaques de couleur de l’enseigne;les chevau-légers s’arment à cru (c’est-à-dire qu’ilsne couvrent leurs armes de rien); les carabins ontdes mandüles de couleur de leur cornette. » (La Guerre,par R. François, 1644, | 31 et 33; à la suite duvol. R. T Bibl. nat.).
Nous allons donner les étendards des gens d’ar-mes et chevau-légers en suivant l’ordre d’ancien-neté des compagnies dont nous avons pu trouver lescouleurs.
Gens d’armes écossais, formés en 1445 par modifi-
ât) Voir intr., p. vin.
(2) Cette manière de porter la cornette est semblable à celle dontde nos jours les lanciers portent la lance, en ayant le bras droitlibre pour se servir du sabre ou d’une arme à feu. La cornette dechevau-légers n’avait pas la même importance que l’enseigne, sion en juge par le-passage suivant d’un auteur anglais du XVII esiècle, qui dit que le porte-cornette chargeait à gauche du capitaineet s'efforçait de briser son étendard sur l’ennemi, et que la lanceune fois brisée il ne devait plus s’en occuper. « In tight the cornetof lances used lo march even with the captain upon bis left hand,and charging with him, strove to break the standart upon bis en-nemy, whicli being so broken and falling to the ground, lie wasnot lo regard to get it up again, especially not to alight for it. »(Militaries instructions for the cavallery, Cambridge, 1682, p. 12,Bibl. nat., R. ***-.)