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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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La pavesade de cordiliat rouge de garance en deuxpièces avec les 2 pièces pour les remblades de proue,2 pièces du costé de poupe, et une petite pièce dubanc de la jalousie de poupe, faisant en tout 7 piè-ces tirant 48 cannes 1/2.

Le petit tendelet d ’escarlatin pour la poupe, detrois largeurs, de 21 pans de long, tire 7 cannes, 7pans.

Le grand tendelet d ’escarlatin pour le dessus de lapoupe de 5 largeurs, la chacune de 4 cannes 1/2,tirant 22 cannes 1/2, doublé de treillis avec sesfranges.

Environ 12 livres de filoselle rouge pour faire lescordons desdites bannières.

En 1626, la charge d’amiral de France fut suppri-mée ; le cardinal de Richelieu eut ensuite le titre dechef et surintendant de la navigation et fut en outregénéral des galères de 1639 à 1642, alors on voit ap-paraître, pour la première fois, le pavillon blanc dans lamarine. Le pavillon à arborer au grand mât « fait« dans l’amirauté de feu Monseigneur le cardinal de« Richelieu » était blanc « et avait les armes du roi« et ses supports dans le milieu (Mémoire signé De-seuil, 1671, voir plus bas à cette date) (1). Tout porteà croire que ce n’était que le pavillon, marque du com-mandement suprême, du cardinal surintendant, car

(1) Est-ce ce pavillon flottant, en 1(138, en haut du grand mât,sur le vaisseau la Couronne, de 72, portant le vice-amiral deL’Aunai Razilli, et qui avait coûté 14,000 écus? (Hist. maril. deFrance , Guérin, t. i, p. 281.)