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vers la même époque (1640) on trouve que le pavillonbleu semé de fleurs de lis d’or, était en tête du grandmât du navire « monté par Messeigneurs de Har-« court, de Bordeaux (Escoubleau de Sourdis, ar-« ehevèque de Bordeaux), de Brézé , généraux des« armées navales de Sa Majesté. » Tel devait doncêtre 1 e pavillon Royal; quant au pavillon de commercele P. Fournier ( Hydrographie, 1643) dit : « Les« vaisseaux qui ne sont du Roi ne doivent porter« qu’un pavillon bleu à croix blanche. »
Aucun règlement prescrivant le pavillon blancn’était encore intervenu, du moins nous n’en avonspas encore trouvé de trace, mais ce pavillon était enusage en France comme dans plusieurs autres pays,ainsi qu’on peut le voir dans Y Hydrographie du P.Fournier qui donne ainsi les pavillons des diversespuissances : DeuxSiciles, la capitane porte blanc à unaigle noir; la France , blanc, sans aucun blason pourl’ordinaire; Malte , blanc avec une croix rouge à 8pointes (1); le Pape, blanc avec l’image de saint
(1) Il siagit ici évidemment d’une marque de commandement,car les pavillons de Malte étaient aux mômes couleurs dans l’ordre
inverse : fond rouge et croix droite et blanche traversant l'étoffe ;
ils sont ainsi ligures dans un tableau du temps, appartenant au
marquis de Bouillé, et représentant le combat des Dardanelles , en1656, où Christophe-Alexandre de Bouillé du Chariol, comman-deur de l’ordre de Saint-Jean , conservateur de l’ordre, capitaine
des vaisseaux du roi, s’empara du vaisseau amiral turc et conquitplusieurs étendards musulmans qu’il déposa dans les églises de sescommanderics de Limoges et de Salles. Au commencement du
XVI 1 * * * * * * 8 siècle, l’étendard principal de l’ordre portait la représenta-
tion de la sainte Vierge tenant son fds mort entre ses bras. (Voir
aussi le Pavillon de combat, ci-après.)