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d'argent émaillé de ces couleurs. » Un usage analoguese retrouve plus tard indiqué dans le Livre des tour-nois du roi René (Bibl. nat., ms. Fr. 2692). Dansune des miniatures de ce manuscrit les surveillantset employés de la lice sont représentés recevant etattachant sur le devant de leurs chapeaux, des petitsécus peints ou émaillés aux armes des juges diseursdu camp. (Les plaques de shakos et de bonnets àpoils des grenadiers, que nous avons encore vues denos jours, offrent une analogie frappante avec cetancien usage) (1).
Sous Charles VII , outre la croix blanche, souventplacée sur la poitrine des gens d’armes, ceux-ciavaient encore d’autres marques de reconnaissance,c’étaient : les couleurs de la cotte d'armes qui étaientcelles des capitaines (« signal est à chevalier en son« pourpoint et bannière [2 »]); les cimiers et les cor-nettes de casque ou lambrequins.
Le récit de l’entrée de Charles YII à Rouen (10 no-vembre 1449), par Mathieu d’Escouchy , donne, surles costumes de ce temps et leurs couleurs, des dé-tails intéressants que nous en extrairons.
(•] ) En 1793, sur les plaques de bonnets à poils des grenadierson remplaça les trois fleurs de lis qui y figuraient par la devise :Vivre libre ou mourir. En 1874, il n’y a plus de plaques que sur lesshakos de l’Ecole militaire de Saint-Cvr, on y voit un soleil ( esl-cecelui de Louis XIV ? ) au milieu d’un trophée de drapeaux, et surceux de la Garde républicaine à Paris , celles-ci montrent l’deu desarmoiries de la ville, le vaisseau d’argent en champ de gueules auchef d’azur semé de fleurs de lis d’or.
(2) Le jeu des échecs moralisé, livre de l'ordre de chevalerie,1304, feuillet 76, Bibl. nat., R.
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