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« Les premiers qui entrèrent furent 40 archers ducomte de Clermont, ils avaient brigandines et harnaisde jambes et leurs salades garnies d’argent etportaienthoquetons rouges sam croix( 1); après suivaient 50 ar-chers de Charles d’Anjou qui avaient sur leurs saladesdes cornettes pendant jusque sur leurs chevaux et por-taient hoquetons rouges découpés dessous sans croix,lesquelsconduisaient leur capitaine armé de plein har-nais (sans être couvert du hoqueton), et on portaitderrière lui l’enseigne dudit messire Charles; venaientensuite 50 archers du roi de Sicile ayant sur leurssalades des cornettes aux couleurs dudit roi assa-voir de taffetas gris, blanc et noir (2). Après venait lagarde du roi de 120 archers et crennequiniers por-tant des hoquetons sans manches de cramoisi, blanc,et vert, avec plumets des mêmes couleurs sur leurs sa-lades ; « puis la plus grant garde du roi, 300 lanches« (lances) qui avaient sur leurs salades chacun une« cornette de taffetas vermeil (3) et ung soleil d’or »
(1) Ce chroniqueur mentionne probablement l’absence de croixsur ces hoquetons rouges parce que le costume ordinaire des ar-chers à cette époque était un hoqueton rouge à croix blanche sur lapoitrine.
(2) Voir plus haut, p. 54, la cornette du casque du roi de Sicile ,en 1352, et p. 81, celle de Louis XI , en 1443. Un ornement decasque assez curieux se voit dans la miniature de la p. 74, t. îv,du manuscrit de Renaud de Montauban, à la bibliothèque de l’Ar-senal, manuscrit du temps de Charles VII , c’est une sorte de houpperouge de plumes ou de soie surmontant un casque de la forme ap-pelée chapeau de Montauban .
(3) Le voile ou cornette de casque était encore en usage sousHenri H, car Montluc dit : « Je fis couvrir de taffetas jaune les mo-rions de mes soldats pour l’amour du sieur de Termes qui portaitle jaune. » ( Comm ., 1. 1 , p. 428, éd. de la Soc. de l’Hist. de France .)