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une manche aux couleurs du prince ou capitaine ouportant « sa devise » ou emblème. Cette coutumeétait générale en Europe ; quand le comte duRoeux (1), ambassadeur de l’empereur Maximilien,
« vint à Paris en grand train et nombre de gens, la« plus part étoient vestuz de robes de livrée de drap« gris. Il y avoit en chascune.des manches de chas-« cune robe un dromadaire faict de fil d’or de Chip-« pre, lié à un petit arbre » {Journal d’un bourgeoisde Paris, publié par la Société de l’Histoire deFrance , p. 47).
tors des entrées solennelles de rois ou de reinesdans les villes, les habitants pour leur faire honneurportaient souvent une manche à leurs couleurs;ainsi à l’entrée d’Eléonore d’Autriche , femme deFrançois I er , à Lyon , le 27 mai 1533, les enfants dela ville, vêtus de rouge et de blanc (couleurs de laville) avaient une manche aux couleurs de la reine :noir, blanc et jaune. {Le Cérémonial français , 1649,p. 805,)
Du temps de François I er , si les vêtements n’étaientpas uniformes dans les divers corps, du moins lesarmes y élaient de même couleur, ainsi à la bataillede Cérizolles il y avait 4000 Gruériens « tous armésen blanc » et, sous Montluc, des compagnies de gas-cons « portant tous armes noires. » (Montluc, Cornn.,t. I er , p. 274, édit, de la Soc. de l’hist. de France .)
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