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« roussins, madame. » (Aubigné .) L’armée royaleet catholique portait alors écharpes et hoquetons cra-moisis.
A la bataille de Dreux en 1562 « le combat avait« déjà duré plus de cinq heures, à peine pouvoit-« on plus discerner les écharpes blanches que por-« toit l’amiral, d’avec l’écharpe rouge de ses enne-« mis. » (La Popelinière .)
« Les enseignes des protestants qui étaient blan-« ches ne furent point reconnues par leurs gens » àGoignac, en 1568(Hist. deM. de Thou, t. Y, p. 409).Ces enseignes protestantes sont les premières enseignesblanches qu’il y ait eu en France , jusque-là il n’yavait eu que des cornettes ou guidons particuliersqui eussent été blancs, mais point encore d’enseignesde troupe. En 1562 les enseignes des protestantsn’étaient point encore toutes blanches, car lorsqu’ilsfurent battus à Dreux par le duc de Guise, le capi-taine Burée apporta à celui-ci une enseigne blanchequ’il avait gagnée sur le champ de bataille, le duclui dit : « C’est une enseigne blanche, voilà un très-« beau présent et rare » puis demanda à qui ellepouvait être. Il lui fut répondu qu’elle était celle deM. de Fontenay (Jean de Rohan), colonel des ban-des venues du Dauphiné. Alors M. de Guise dit :
« C’est une chose qu’un colonel doit surtout aviser« de bien garder son drapeau et ne le perdre point,
« encore que tout capitaine doive faire de même,
« mais pourtant c’est un plus grand reproche à un« colonel et en est l’importance plus grande qu’on« ne pense. » (Brantôme, t. VI, p. 229. Edit, de laSoc. de l’Hist. de France .)