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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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de la Bibl. de Beaune , en date du H février 1873.)

Le 30 avril 1589, iHenri de Bourbon, roi de Na-varre, chef du parti protestant, rejoignit, au châteaude Plessis-lès-Tours, Henri III qui l’avait appelé àson secours contre le duc de Mayenne . « Le Béar-

« nais s’y rendit avec ses gardes. Tous avaient

« l’écharpe blanche, le roi seul portait un manteau« d’écarlate, vêtu d’ailleurs en soldat, le pourpoint« tout usé sur les épaules et aux côtés de porter la« cuirasse, le haut de chausses de velours feuille« morte, le chapeau gris avec un grand panache« blanc, où il y avait une très-belle médaille (1). »Le 8 mai, le duc de Mayenne attaqua Henri III dans Tours , le roi ne dut son salut qu’à l’arrivée del’armée protestante. « La lune était belle et claire,« les sentinelles du duc de Mayenne voyaient que« les sentinelles qui étaient dans les îles avaient« des écharpes blanches, ils jugèrent incontinent« que les troupes du roi de Navarre étaient arri-« vées. » Après le combat, Henri III quitta l’écharperouge et, pour honorer la valeur de ses nouveauxsoldats, y>prit l’écharpe blanche , ce qui fâcha plusieurs« des siens, ne pouvant de bon cœur voir honorer« la marque contre laquelle ils avaient eu et avaient« encore tant de passion (2); de ce rang furent d’O,

(1) Aubigné , Chronologie novenaire.

(2) Une écharpe ou cravate dos mômes couleurs que l’écharpede la troupe était attachée au haut de la hampe des enseignes,ainsi cette cravate 'était rouge dans l’armée royale, blanche danscelle des protestants, verte dans celle de la ligue. Plus tard lescravates lurent aux couleurs des chefs de corps, ce n’est qu’aprôs .