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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« Clermont , d’Antragues, Chateauvieux et au-« très (1) ». Depuis lors, pendant deux siècles, lesécharpes des armées du roi furent blanches (2).

Au moyen âge les gens d’armes portaient sur leurscasques un lambrequin ou cornette de casque aux cou-leurs ou devises des princes, seigneurs ou capitaines,ainsi que nous l’avons déjà dit p. 257.

Sous Charles VIII et Louis XII , de grands bou-quets de plumes furent mis sur les casques, chapeauxou bonnets (3). En 1498, à l’entrée de Louis XII àParis, les Suisses du roi, vêtus de hoquetons rouge etjaune, avaient sur leurs têtes de « grands plumeaux »des mêmes couleurs; en 1515, pour l’entrée deFrançois I er , ils étaient vêtus de rouge, blanc et jaune,couleurs du nouveau roi et avaient sur leurs bonnets« plumail » pareil; la garde (4), écossaise portait

1661 et peut-être même dans le dernier quart du XVII e siècle quetoutes les cravates furent blanches. « L’infanterie a des drapeaux« auxquels on a ajouté une écharpe blanche depuis la bataille de« Fleurus », 1690, (Les guidon, cornette et enseigne du temps deLouis XIV , estampes gravées par Guërard). Les régiments de ca-valerie, de 1635 à 1789, n’avaient pas de cravates à leurs éten-dards.

(1) Aubignc, Confessions de Sancy.

(2) En 1631, l’écharpe à la couleur des partis se retrouve encore.Dans l’armée du prince de Condé, les officiers portaient l’écliarpede couleur isabelle ; dans l’armée du cardinal Mazarin, commandéepar le maréchal d’Hocquincourt , les officiers portaient l’écharpeverte. Le sieur de la Prague , dans ses Principes de l’art militaire(Bibl. nat., R. p. 61 dit, en 1636 : « Le soldat doit avoirsoin... qu’il porto toujours la livrée de son prince en écharpe. »

(3) Ou du moins l’usage en devint général; car dès 1449 onmentionne les plumets, voir p. 122.

(4) Du Haillan , dans son livre de l'Estât des affaires de France,