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forme du chapeau. Ces nœuds, tantôt étaient de lamême couleur que la plume du chapeau, tantôt endifféraient; ainsi, en 1671, les gardes françaisesavaient plume rouge et nœud d’épaule rouge, et lesfusiliers du roi avaient plume rouge et nœud d’é-paule bleu. A cette même époque, dans les corps quin’appartenaient pas en propre au roi, les hommesportaient des nœuds de rubans aux couleurs des co-lonels. ■
Dans un règlement pour l’exercice de l’infanterie,fait le 2 mars 1703 « par la main de Sa Majesté »(Bibl, nat., R. ~ p. 90), on lit : «Il parait que le« soldat n’est pas bien avec des rubans, sur l’épaule,« à la cravate, à l’épée, ni même au chapeau, comme« c’est l’usage et qui est une dépense; s’il est souf-« frable en quelqu’un de ces endroits, c’est seu-« lement au chapeau, cela faisant un parterre agréa-« ble pour ceux qui étant à cheval voient les troupes,« c’est à Sa Majesté à en décider (1). »
L’uniformisation du costume militaire, dont lepremier essai date de 1670, n’était pas encore appli-quée avec une grande rigueur en 1703, mais, à cetteépoque, toute règle fixée, quelque absolue qu’ellepuisse paraître, admettait bientôt des exceptions. Lepremier uniforme porté par l’infanterie française secomposa d’un habit gris clair pour tous les régi-ments; ceux-ci se distinguaient par la couleur de la
(1) Ce même règlement dit (p. 98) : « que tous les chapeauxsoient retroussés fort haut avec 2 audaces devant et autant derrière,lesquelles doivent être fortes, que les soldats portent leurs chapeauxun peu sur les yeux et relevés derrière.