veste et de la calotte et quelquefois par celle de ladoublure qui ressortait dans les collets et les pare-ments retroussés. Ces couleurs distinctives étaient lebleu, le rouge et le blanc de la livrée royale. Un petitnombre de régiments auxquels se rattachaient cer-taines traditions ou qui avaient une origine étrangèreportaient des couleurs différentes, ainsi le régimentde Piémont , en souvenir des bandes noires, eut leparement noir; le régiment de Dampierre, -qui étaitd’origine lorraine, le porta vert (général Susane,Hist. de l’inf. fr., t. I er , p. 238). Les couleurs n’étaientdu reste pas arbitrairement imposées aux régiments,car le règlement de 1703, que nous venons de citer,porte, p. 85 : « Les soldats sont habillés uniformé-<( ment avec des vestes de la couleur que les régi-« ments les choisissent. »
Après la paix de Ryswick, en 1697, l’infanteriedut avoir au chapeau le nœud, dit cocarde parcequ’il remplaça les plumes de coq, en rubans noirs, lerèglement de 1763 donna aussi à la cavalerie la co-carde noire et après 1767 l’infanterie dut porter lacocarde blanche, laquelle fut aussi donnée à la cava-lerie par le règlement du 30 octobre 1786, mais parsuite de la latitude laissée alors à la diversité, il s’enfallut de beaucoup que les cocardes fussent toutesnoires de 1697 à 1767 ou qu’elles fussent toutesblanches de 1767 à 1790. On peut juger de leur va-riété par le tableau suivant des cocardes au XVIII esiècle.
170S. — Blanche et noire, colonel général cavalerie.
1715. — Jaune, Lenck, depuis Roval-Suédois.