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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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corps; un règlement même, vers cette époque, venaitd’interdire aux particuliers d’avoir des domestiquesporteurs d’armes ou insignes militaires ayant au cha-peau cocarde noire ou blanche, ces deux couleurs étantexclusivement réservées pour les cocardes de l'armée.

Le 12 juillet 1789, au milieu du tumulte qu’excitaà Paris la nouvelle du renvoi du ministre Necker ,Camille Desmoulins poussa les Parisiens à s’armer etleur proposa de prendre des cocardes pour se recon-naître. « Youlez-vous, leur dit-il, le vert, couleur« de l’espérance? » et, de la table sur laquelle ilétait monté dans le jardin du Palais-Royal, il arrachad’un marronnier une feuille verte qu’il mit à son cha-peau; tout le monde l’imita et les arbres environnantsfournirent quantité de cocardes vertes, concurrem-ment avec ce que l’on acheta de rubans verts.

Le lendemain ce signe de ralliement céda la placeà un autre ; un comité d’électeurs, installé à l’IIôtelde Ville, créa ou plutôt rétablit la milice parisienne,par un arrêté dont l’article 10 dit que, comme «mar-« que distinctive, les couleurs de la ville ont été« adoptées par l’assemblée générale ; en conséquence« chacun portera la cocarde bleue et rouge. »

Le 14, le peuple de Paris , aidé du régiment desGardes-Françaises révolté, attaqua et prit la Bastille,

la France , etc. Les hussards n’avaient pas de cocardes. En 1785les Cent-Suisses de la garde du Roi, dans leur costume de céré-monie, avaient la cocarde blanche et un plumet blanc sortant d’une (

touffe de rubans bleus et rouges, placée entre la forme et le rebordretroussé du chapeau (Hoffman, Maison du Roi, etc., Bibl. nat.,

Est. O.a.105, 1. 1 ).

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