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Le coq employé comme blason parlant est pres-que aussi ancien que l’usage des armoiries et com-temporain, en tout cas, des premières fleurs de lisd’un type armorial bien déterminé. Sur une Chartede 1243 (Arch. nat., J.305, n° 39) est le sceau deBertrand de Galliac sur lequel se voit un écu chargéd’un coq et d’une étoile en chef avec une bordurecomponée. En 1303 le sceau des capitouls de la villede Gaillac, dans le pays de Foix , porte une fleur delis, accostée en pointe de deux coqs adossés. (Ibid . J.480, n° 46.)
Deux siècles plus tard le coq personnifie la France dans une gravure faite en 1544 lors de l’expéditionque Charles-Quint poussa jusqu’à Soissons . Le coqdéchiré par l’aigle impériale est couvert de blessures;il rend des flots de sang dans lequel sont mêlées desfleurs de lis héraldiques, et le tout est expliqué parcette légende : A quila volucrum regina gallum affaturoppressum. (Bibl. nat., Collection Hennin, t. III). En1546, P. Danes, un des ambassadeurs de la France au concile de Trente , priant, dans un de ses discours,le concile de veiller àoe que l’Eglise de France , dontle roi était le défenseur-né, fût confirmée dans sesdroits et immunités, et s’élevant, entre autres irrégu-larités, contre les mœurs relâchées du clergé italien,
trouve sur presque toutes leurs monnaies et sur les sculptures del'arc de triomphe d’Orange (Le drapeau national, par Lèques, sous-intendant militaire, 1873, p. 8). Cet emblème était aussi porté sousforme d’enseigne de guerre. Un sanglier de bronze disposé pourêtre monté sur une hampe a été décrit par Grivaud de la Vincelleet a fait partie du cabinet de M. Dupré.