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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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Sur le fronton intérieur de la cour du Louvre,adossé à la colonnade, on voit deux renommées cou-ronnant un coq, attribut de la France , au milieud’un cercle formé par un serpent se mordant la queue,symbole de l’éternité, et placé au centre d’un soleilrayonnant ; cette sculpture est de Coustou, né en1658, mort en 1733.

Sur une médaille hollandaise de 1712, on voit lecoq gaulois qui demande la paix au lion batave et auléopard anglais ; elle doit être antérieure à la victoirede Denain (24 juillet) à la suite de laquelle les Hol-landais se virent contraints de reprendre les négo-ciations qu’ils avaient interrompues.

Une médaille allemande de 1760, citée par Ferdi-nand Pouy ( Hist. de la Cocarde tricolore, 1872),représente le coq gaulois déchiré par un aigle'.

La famille de Bègue, originaire de Provence , dontun membre était major général à la Martinique , aumilieu du siècle dernier, portait : d’azur à 3 fleursde lis d’or posées en bande, au chef d’argent chargéd’un coq de gueules, avec la devise : Défendit liliaGallus.

Il n’y eut donc rien de très-neuf ni de très-révo-lutionnaire dans l’adoption du coq comme emblèmede la France . Il est du reste à remarquer que parmiles drapeaux que se donna la garde nationale de Parisen 1789, il y en a trois sur lesquels figure le coq, etqui sont complètement blancs ; on en trouvera plusloin la description (p. 313, 314).

Pour terminer, nous rappellerons que Yulson dela Colombière ( Science héroïque ) et le P. Ménestrier(Méthode royale du blason. — L’Art du blason justifié)