— 288
disent que le coq est symbole de hardiesse, de ma-jesté, de victoire, etc. (1).
§ XII
Milices de villes, Garde nationale , leurs costumeset enseignes.
Dès le IX e siècle les villes de France s’entourèrentde murailles pour se mettre à l’abri des incursionsdes Normands, et dans chacune, les hommes en étatde porter les armes, s’organisèrent pour veiller à leurdéfense ; ce fut là l’origine des milices des villes quiplus tard durent au roi le service militaire en échangede certains droits ou privilèges. L’organisation se fitpar paroisses ou confréries. Nous avons déjà parlédes bannières des paroisses et communes (p. 20 etsuiv.). « On vit bientôt dans quelques cités, à Paris ,à Rouen, à Tournai , etc., des bourgeois se réunirentre eux pour s’exercer au tir de l’arc et de l’ar-balète. Ce jeu fit aussitôt fureur. Tous les hommesvoulaient en être. Il fallut dès lors une habileté
(1) Labiée, membre de l’Académie de Lyon , dans son Tableauhistorique des ordres de la chevalerie, Paris , 1807, dit à propos d’unordre du coq qui aurait jadis existé en France , que cet ordre, fondépar un Montmorency , fut joint à un ordre du chionexistant antérieu-rement et avait pour devise : Vigiles. Parmi les actes de valeur deschevaliers de cet ordre, on cite celui de Claude Polier, Langue-docien, qui sauva la vie du dauphin de Viennois, dans un combat.Suivant Rey (Hist. du Drapeau , t. i, p. 137), cet ordre aurait étéfondé parle dauphin en 1214,