des métiers étaient vêtus de <f robes parties de deuxtartans de soie », portant chapeaux hauts et aigusmi-partis comme les robes (■ ibid .).
En 1358, on rencontre pour la première fois lamention des couleurs de la ville ; lorsque lesParisiens , sous les ordres du prévôt des mar-chands Etienne Marcel , se révoltèrent contre leDauphin, duc de Normandie , sous prétexte de ré-former les abus du royaume en suivant la directiondes Etats généraux réunis à Paris en 1357, ils por-taient des chaperons mi-partis bleu et rouge. A ce choixil pouvait y avoir deux raisons : ces couleurs étaient1° celles de la ville de Paris dans les armes de laquellefigurent 1 e gueules et l’azur; 2° celles de la branchede Valois montée sur le trône de France en 1328, carles armes de cette branche étaient A’azur semé defleurs de lis d’or à la bordure de gueules. On voit en-core que pendant le règne de Charles V , de 1364 à1380, les huissiers et sergents royaux étaient vêtusde « camocas bleu et rouge, » mi-parti.
Le 22 février, le prévôt des marchands, l’évêque deLaon , Charles Troussac « et ceulx qui s’entremet-
« toient de la gouvernance de par les trois estas.
« vindrent tous armés au palais du roi. Adonc
« ouït grant doubte le duc de Normandie et dis au« prévôt des marchans : Prévost, sont cil mes enne-« mis, ay je garde d’eulx ? — Et donc lui dist le« prevost : Sire, ilz sont voz bien vueillans, car ilz« ne sont cy venuz fors que pour vostre proffit. —« Et lors lui bailla le prevost son chapperon rouge
« party d’azur . Et alors cuidèrent les gouver-
« neurs des trois estas avoir paisiblement le gouver-