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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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éprouvée pour être admis à faire partie de la confré-rie du noble et plaisant jeu de l'arbalète. L’importancede ces confréries, qui s’étaient rapidement multipliéesdanslesprovincesdu Nord, fut bientôt appréciée (1) ».Dès qu’elles furent formées, ces confréries eurentdes lieux de réunion, des chapelles particulières,des bannières, des signes de reconnaissance. Unepeinture de la chapelle Saint-Jean Saint-Paul à Gand a conservé l’image de la bannière de la confrérie deSaint-Sébastien de cette ville, elle était bleue char-gée de deux écus d’argent et au-dessous de cinqcroisettes d’or; sa forme était celle des bannières deschevaliers du XIII e siècle, carré long, le côté longtenant à la hampe ; on y voit aussi celle des arbalé-triers de Gand qui était blanche à croix bleue.

A Paris les archers formèrent une « confrérie en« l’honneur et louange de Dieu , de la benoiste« Vierge Marie , de monseigneur Saint-Sébastien et« de la célestialle cour et compaignie de Paradis »,(.Privilèges des gardes de la ville de Paris , Bibl. nat., 0.a. 100 .)

Sous saint Louis la milice de Paris était divisée enparoisses ayant chacune sa bannière, ce fut sous sonrègne que le prévôt des marchands, Etienne Boileau ,organisa les corps de métier qui eurent aussi leursbannières.En 1313 cette milice comptait 30,000 hom-mes à pied et 20,000 à cheval ( Monographie delà Villede Paris , Bibl. nat., L. K. 7 ^ 7 ). En 1350, lors del’entrée du roi Jean à Paris , ces bourgeois et gens

(1) Général Susane, Hist. de l’inf. fr., t. 1 , p. 20.

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