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façon à peu près certaine, l’organisation de la milice deParis en troupes commandées par des quartiniers ayantsous eux des cinquanteniers et dixeniers ; cette milicecomprenait déjà un corps d’incendie. (Monogr ., p. 49.)Les Parisiens à cette époque imitaient autant qu’ilsle pouvaient les bourgeois des villes du Nord, commedit Froissart, ils prenaient « pied et ordonnance surles Gantois », et comme eux se révoltaient fréquem-ment. Une miniature du manuscrit de Froissart dela Bibl. de l’Arsenal représente la rentrée du roi,à Paris , en 1383, après une de ces révoltes, et l’on yvoit les armes qui valurent à ces révoltés le nom deMaiîlotins, ce sont des sortes de petits maillets de ferenmanchés au bout d’épieux courts, ils ressemblentaux masses avec lesquelles on casse les pierres surles routes ; le Musée de l’artillerie possède plusieurséchantillons de ces maillets.
Le 11 août 1410, Charles VI réduisit à 60 le nom-bre des hommes que la milice de la ville devaitfournir pour la garde du roi; en 1411, il donna deslettres patentes réorganisant la compagnie des archersqui fut formée à 100 hommes. C’est à cette époqueque le comte de Saint-Pol, gouverneur de Paris ,forma sous le nom de milice royale le corps des bou-chers de Paris , fort de 300 hommes commandés parLegoix, Saint-Yon , etc. Cette troupe portait des chape-rons bleus, chargés d’une croix de Saint-André rouge.
En 1413, le blanc fut la couleur adoptée par lesséditieux; commandés par Simon Caboche et autresils allèrent trouver le nouveau prévôt des marchands,André d’Eperneuil, et se firent, malgré lui, remettre« la bannière de la ville quon appelait étendard ».