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Le 28 avril, Legoix, Denys de Chaumont, SimonCaboche, Jean de Troyes et les révoltés se rendirentau palais, plantèrent l’étendard devant la porte...., le12 mai les mêmes séditieux, dits chaperons blancs,vinrent « avec une bannière déployée qu’ils appe-« laient étendard(l) » enlever des serviteurs du ducde Guienne et des dames de la reine Isabeau, ilsobligèrent le roi à prendre le chaperon blanc et c’estainsi paré, que Charles YI, accompagné de sa cour,coiffée de même, se rendit au parlement pour faireenregistrer les ordonnances cabochiennes.
En 1437, à l’entrée de Charles YII dans Paris , lesarchers de la ville portaient des cottes d’armes mi-parties rouge et bleu. (Le Cérémonial Français , parGodefroi, 1649, p. 634.)
Louis XI favorisa beaucoup le développement dela milice de Paris ; lorsqu’il la passa en revue ellecomptait 80,000 hommes, tous vêtus de hoquetonsrouges à croix blanche, le nombre des bannières étaitconsidérable; il y en avait 16 des quartiers, 67 desmétiers et celles du Parlement, de la Cour descomptes, des généraux des aides, des officiers de laMonnoie, du Châtelet et de 1 ’Hôtel de Ville (cette der-
(1) Nous n’avons malheureusement pas pu trouver la description decette bannière, elle était probablement aux armes de la ville : rougeau vaisseau d’argent accompagné de deux fleurs de lis d'or, sur lavoile du vaisseau un chef d 'azur semé de fleurs de lis d’or, tel était,du moins en 1412, le sceau de la ville (Àrch. nat. S. 6478); quel-ques années plus tard (1426), le chef d’azur semé de fleurs de lisétait en haut de l’écu et non plus sur la voile (ibid. S. 6476), tandisqu’auparavant (1406), il n’y avait aucun chef et le vaisseau étaitposé sur un fond fleurdelisé (ibid., S. 6478).