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des gardes de la ville; en 1699, 1728 et-1769, etc.,parurent divers règlements ou ordonnances les con-cernant et où l’on voit que les drapeaux, cornettes etguidons, durent rester en dépôt chez le colonel ; quel’uniforme était : habit bleu, doublé de rouge bordéd’or; parements, veste, culotte et bas rouges; ban-doulière bleue bordée de rouge avec deux écussonsdes armes du roi et de celles de la ville ; que l’effectifse composait de 4 capitaines dont le colonel, 4 lieu-tenants dont le lieutenant-colonel, 4 sous-lieute-nants, 4 porte-drapeaux, etc. ( Privilèges , etc.) (1)
En 1763, un régiment fut créé pour le servicede Paris ; en 1771, il fut compris dans les troupesprovinciales.
Ce régiment, avant 1771, avait son drapeau com-posé de deux quartiers bleus et de deux blancs, d’uncôté les armes de France au centre, de l’autre cellesde la ville, ce qui est exactement la disposition dudrapeau que, le 14 juillet 1789, le sieur Binet,garçon taillandier, natif de Paris , et y demeurant,rue de la Roquette, enleva d’un faisceau d'armes de laBastille et apporta au district de la Madeleine deTresnel. Il serait vraiment piquant que la nouvellemilice parisienne de 1789 se fût fait un trophée d’undrapeau déposé au magasin des armes, par l’anciennemilice, lors d’un changement d’organisation. (Voirp. 197 et 317.)
En 1778 on forma de nouveau un régiment de la
(1) En 1814, ces gardes furent reconstitués sous le nom de Garderoyale de la ville de Paris, composée de 4 compagnies commandéespar un lieutenant général, colonel d’armes.