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Ville de Paris , de deux bataillons, ayant dans ses at-tributions une partie du service de la police muni-cipale, la garde des théâtres et établissements publics.Ce corps, comme les autres régiments provinciaux,fut licencié le 30 septembre 1789, et, ainsi qu’eux,fournit son contingent aux premiers bataillons devolontaires nationaux en voie de formation (1).
Le 12 juillet 1789, vers six heures du soir, quel-ques électeurs des districts, accourus à l’hôtel deville, prirent le commandement provisoire de Paris (Voir plus haut, p. 274). Le peuple désarma lesgardes de la ville et se lit remettre les armes emma-gasinées dans la maison commune. Toute la nuit desbourgeois armés, des soldats du guet et les Gardes-Françaises révoltés, sillonnèrent les rues, pendant cetemps, les électeurs formés en comité permanent àl’hôtel de ville, y délibéraient et le lendemain ilslancèrent l’arrêté suivant :
« La notoriété des désordres et excès commis parplusieurs attroupements, ayant déterminé l’Assembléegénérale à rétablir, sans délai, la milice, parisienne, ila été ordonné ce qui suit : 1° Le fonds de la milice
(1) En l’an xi ce corps était reconstitué, avec les mômes attri-butions, sous le nom de Garde municipale de Paris , comprenantdoux régiments d’infanterie à deux bataillons et un escadron dedeux compagnies de cavalerie. En 1806, cette garde fut un peuaugmentée et prit le nom de Garde de Paris ; en 1810, elle avaittrois bataillons employés à l’armée d’Espagne ; l’escadron de cava-lerie s’appelait alors Dragons de la garde de Paris. En 1815, laGarde de Paris fut remplacée par deux, puis trois escadrons ( dedeux compagnies chaque) de Gendarmerie royale de Paris. En1830, la Garde municipale de Paris fut organisée avec infanterie