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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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diteur des comptes, commandant le 8 e bataillon dela o e division, demeurant rue de Popincourt. Nousavons déjà décrit ce drapeau, p. J 97 et 303.

La. Trinité, — « un drapeau trouvé dans un maga-« sin sur les remparts de la Bastille, le 14 juillet« 1789..., porté en triomphe jusqu’au district de la« Trinité, où il a été exposé sur le maître-autel, pen-te dant six semaines. Au-dessus de la lance était at-« tachée une cravate de taffetas blanc et un cordon« de soie verte à deux glands pareils » (ce drapeauétant, comme tout le fait supposer, celui des grena-diers du régiment de Salis-Samade, le cordon vertdevait être ce qu’on appelait l’attache du colonel gé-néral des Suisses et des Grisons , le comte d’Artois,dont la livrée était verte). « On y joignit une cocarde« en larges rubans aux trois couleurs, » et probable-ment aussi les « armes de la ville de Paris qui figu-« raient sur le revers tout blanc » de ce drapeaulorsque la description en fut faite en 1790, descrip-tion qui, sur tous les autres points, concorde aveccelle que nous avons donnée à l’article du régimentde Salis-Samade, p. 186. Ce drapeau fut déposéchez M. Gauthier, administrateur des postes, rueBourg-l’Abbé, commandant le 10° bataillon de la 3 edivision.

Les drapeaux de la garde nationale de Paris fu-rent modifiés dans les années suivantes; la plupartétaient tels que nous les décrivons lors de la fédéra-tion du 14 juillet 1790.

A cette fédération « on voyait flotter dans les airs« ces bannières que la commune de Paris a données« à chaque département comme un gage d’alliance